Contacts de langues et narration enfantine en contexte post-impérial : La petite fille des eaux, roman collectif béninois

Authors

  • Abraham Enefu Nnamdi Azikiwe University, Awka
  • Prof. Busari Lasisi Kaduna State University image/svg+xml

Keywords:

Contacts de langues, Narration enfantine, Plurilinguisme postcolonial, Littérature francophone collective, Language contact; Child narration; Postcolonial multilingualism; Collective Francophone literature.

Abstract

This article examines language contact in La petite fille des eaux (2006), a collective novel 
coordinated by Florent Couao-Zotti and written by ten Beninese authors. Inspired by a true story, 
the novel recounts the experiences of Sité, a ten-year-old girl subjected to the vidomègon system, 
a traditional child placement practice in Benin that has gradually developed into forms of domestic 
exploitation and cross-border child trafficking, particularly towards Gabon. Conceived as a 
collective literary and social initiative, the novel assigns each chapter to a different author while 
preserving the narrative continuity of a single child protagonist. It addresses both local and 
international readers through an accessible narrative intended to raise awareness of the 
contemporary transformation of the vidomègon system. Linguistically, the novel is written 
primarily in French, the institutional language inherited from French colonial rule, while 
incorporating elements from Beninese languages such as Fon through personal names, place 
names, cultural references and occasional lexical insertions accompanied by explanatory 
footnotes. Drawing on a qualitative analysis of selected passages and informed by Bakhtinian 
dialogism and postcolonial sociolinguistics, this article explores how the novel's linguistic 
practices reflect inherited language hierarchies. It argues that the text does not merely represent 
linguistic domination but stages a space in which language contact, collective authorship and child 
narration negotiate relationships between languages, identities and power in a post-imperial 
context. 

 

Résumé 
Cet article examine les contacts de langues dans La petite fille des eaux (2006), un roman collectif 
coordonné par Florent Couao-Zotti et rédigé par dix auteurs béninois. Le roman s'inspire d'une 
histoire vraie et raconte l'expérience de Sité, une fillette de dix ans soumise à la pratique du 
vidomègon, un système traditionnel de placement d'enfants au Bénin qui, dans le contexte 
contemporain, a évolué vers des formes d'exploitation et de traite transnationale d'enfants, en 
particulier vers des pays tels que le Gabon. Conçu comme un acte collectif d’engagement littéraire 
et social, le roman confie chaque chapitre à un auteur différent tout en préservant la continuité 
narrative autour d’une seule protagoniste. L’ouvrage semble s’adresser à la fois à un public local 
et international, alliant accessibilité et intention didactique visant à sensibiliser aux 
transformations de vidomègon. D'un point de vue linguistique, le roman est principalement rédigé 
en français, la langue institutionnelle héritée de la domination coloniale, en intégrant des éléments 
issus de langue locale telle que le fon, sous forme de noms propres, de références culturelles et 
d'insertions ponctuelles accompagnées de notes de bas de page. S'appuyant sur une analyse 
qualitative d'extraits choisis et s'inspirant du dialogisme bakhtinien et de la sociolinguistique 
postcoloniale, cette étude explore la manière dont les pratiques d'écriture du roman reflètent les 
hiérarchies linguistiques. Elle montre que le texte ne représente pas uniquement la domination 
linguistique héritée de la colonisation, mais construit un espace où s'articulent contacts de langues, 
écriture collective et négociation des rapports de pouvoir dans un contexte post-impérial. 

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Published

2026-08-16

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